Les 5 règles d’or pour éviter le surendettement

surendettement
La prévision budgétaire qui vire au rouge, les découverts bancaires, la difficulté à honorer dans les temps ses différentes créances (crédit immobilier, prêt voiture, crédit travaux, dettes fiscales, prêt renouvelable…) sont des signes évocateurs d’un endettement excessif. Cette situation étriquée pourrait arriver suite à un accident de vie tel que le divorce, l’arrêt de travail, le décès ou un pépin de santé. En effet, quand on croit rencontrer le grand amour de sa vie, il est évident de contracter des crédits à deux pour bien démarrer dans la vie. Or, au bout d’un certain temps, si l’amour n’est plus au rendez-vous, le couple bat de l’aile. La gestion financière de l’un des conjoints qui est resté sans emploi va alors à la dérive. L’affaire se corse en plus si l’autre partie se montre difficile dans le partage de biens et du remboursement de crédits. Outre le divorce, le statut imprévu de veuvage, le chômage, les traitements de santé onéreux ont également des répercussions sur le budget d’un emprunteur. Les bons conseils pour éviter ce choc du surendettement.

Première moyen pour fuir le surendettement : faire un budget réaliste.

La société de consommation dans laquelle nous vivons incite à dépenser et à investir plus. Mais bien avant de souscrire à un crédit, il vaut mieux dresser la liste de ses dépenses et revenus sur une feuille excel. Cela permet de s’assurer si la stabilité de ses rentrées d’argent permet de s’engager à long terme. Les dépenses incluent les sorties d’argent hebdomadaire ou journalières (le carburant, la nourriture, le restaurant, les achats imprévus, le crédit de téléphone…), les dépenses par mois (l’électricité et le gaz, la facture de l’internet, le loyer, les cotisations d’assurances et de mutuelle, la carte de transport en commun …) ainsi que les dépenses annuelles (l’entretien de son logement pour le propriétaire, les vacances, les réparations du véhicule…). Les revenus comprennent le salaire, le pourboire, la prime, les rentes, les revenus de placement… Un budget déficitaire signifie évidemment que la personne ne dispose pas de moyens de contracter un emprunt. Normalement, afin d’éviter le risque de crouler sous le surendettement, l’emprunteur ne doit pas consacrer plus de 33% de ses revenus au remboursement des crédits. Il doit aussi disposer d’un reste à vivre suffisant.

Faire jouer la concurrence sur les différentes propositions de crédit.

Le taux d’intérêt d’un crédit est un élément important dans le montant total du prêt à rembourser. Le premier réflexe avant de choisir un établissement bancaire qui propose un crédit serait la comparaison de ce taux. Plus celui-ci est bas, plus la solution est avantageuse pour son budget. Tenir compte également du coût de frais de dossier et de l’assurance-emprunteur. Par ailleurs, l’accumulation de nouveaux crédits même si on a des revenus pérennes et confortables pourrait mener au stade critique dès lors qu’il y a des aléas de vie comme le décès, le divorce etc.

Opter pour le régime de séparation de biens.

Une décision juridique défavorable pourrait rendre l’un des conjoints ou l’un des partenaires de pacs criblé de dettes. La meilleure astuce pour éviter le cafouillage avec le partage de biens en commun, c’est de choisir l’option de régime séparatiste lors de la signature du contrat de mariage. Ainsi, les époux ne partagent que les dettes ménagères concernant l’entretien du ménage et l’éducation des enfants. L’époux qui contracte seul un crédit n’engage alors que ses propres ressources d’argent et ses biens personnels. Le créancier n’a aucun droit de saisir les biens appartenant à l’autre conjoint en cas de surendettement de l’autre.

Serrer la ceinture.

La lucidité et l’économie sont de rigueur quand on a des dettes ou des arrières à assurer mensuellement. A moins qu’une manne financière tombe du ciel, il est imprudent de continuer à mener son habituel train de vie folichon (resto, cinéma, disco, vacances…) et de rembourser en même temps ses crédits. Sauf également si le ménage a des revenus conséquents. Pour ne pas laisser la situation s’échapper jusqu’à ce qu’elle frôle le surendettement, il est ainsi judicieux de ficeler son budget dès le début du crédit. Cette décision pourrait contraindre l’emprunteur à la suppression de ses dépenses inutiles, à la réduction de ses factures énergétiques, à la révision de sa consommation en carburants, à la réduction du coût de ses divertissements… Il est également conseillé de faire preuve de vigilance avec l’usage de ses cartes de crédit. Un article acheté pour le plaisir dans un magasin phare du centre-ville par-ci, un autre acheté sous la pulsion d’achat par-là, et bientôt à la fin des mois, l’on se retrouve à liquider des dettes qui ne sont plus à la hauteur de ses possibilités. Surtout si au crédit revolving s’ajoutent les autres prêts bancaires. En fait, la cause principale des impayés des crédits est certes le manque de rentrée d’argent, mais un budget mal équilibré pourrait également mener tout droit au gouffre du surendettement. A noter que la constitution d’une épargne régulière aide également à se préserver contre les difficultés financières au cours du remboursement des créances.

Se tourner vers le rachat du crédit ou opter pour d’autres solutions.

Quand les dettes mettent à genoux le débiteur et qu’il ne sait plus à quel patron financier se vouer, il reste l’alternative du regroupement du crédit pour fuir le surendettement. Mais avant de choisir cette issue, il lui est possible de demander un délai de grâce de paiement de ses dettes à ses créanciers. Il pourrait également négocier pour l’aménagement de ses dettes. La vente à réméré de son bien immobilier, s’il est propriétaire accédant, ou la mise en gage de ses objets de valeurs permet également de se remettre à flots. Si toutes ces démarches s’avèrent infructueuses et son insolvabilité est non résolue, il y a en dernier recours l’intervention de commission de surendettement.

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