Où en est avec le clonage artificiel humain ?

clonage artificiel humain
La notion « artificiel » a beaucoup fait couler d’encres dans le domaine de l’intelligence, de clonage… pour ne citer qu’eux. Le clonage artificiel humain en est encore à ses balbutiements mais les embryologistes sont déjà parvenus à cloner des espèces végétales et animales il y a 5 ou 6 décennies déjà. Pour vous mettre à la page, on parle ici de technique de photocopie de cellules qui permet de produire des individus identiques du point de vue génétique. Petit focus sur ce mode de reproduction.

Le clonage des végétaux et des animaux.

Grâce aux procédés de marcottage, bouturage, culture in vitro ou greffe, les scientifiques ont pu produire des clones naturels des plantes comme le palmier, la canne à sucre, l’orme, les orchidées rares etc. Le point fort de cette technique, c’est qu’elle permet de créer des espèces rares endémiques recherchées par les amateurs d’exclusivité. Mais l’écueil c’est que les spécimens obtenus sont plus fragiles parce que leur richesse génétique s’appauvrit. La cause en est peut-être que certains planteurs se cantonnent à la plantation par rejeton ou par racines, et cela aurait un impact sur la beauté de la végétation. En ce qui concerne le clonage des animaux, les chercheurs s’appliquent à cette tâche à des fins alimentaires ou reproductives. La technique s’articule autour du prélèvement d’un noyau d’une cellule somatique que les chercheurs vont greffer dans un ovocyte dont le propre noyau a déjà été enlevé au préalable. L’implantation du blastocyste dans l’utérus de l’animal permet de produire un clone ayant le même patrimoine génétique que les cellules initiales. En France, les chercheurs pratiquent cette technique pour obtenir des bovins, des lapins etc. rigoureusement similaires. Cette avancée a pour avantage de permettre la sauvegarde d’une race en voie de disparition. Mais le débat s’anime autour de la sécurité de viandes d’animaux clonés. Les défenseurs d’éthique et de sécurité alimentaire émettent des réserves sur l’introduction de cette production dans la chaîne alimentaire.

Et qu’en est-il du clonage artificiel humain ?

Pour faire des clones humains, les chercheurs adoptent la même technique de transfert de cellules. Ils commencent par couper en deux un œuf fécondé pendant environ une semaine. Chaque morceau d’embryon sera par la suite replacé dans une enveloppe et implanté dans l’utérus féminin. La première étude réussie dans ce genre est la recherche à but thérapeutique des scientifiques américains en 2013. La découverte menée à partir des cellules d’un nouveau-né démontre que le clonage artificiel humain pour le bébé est possible. En se basant sur cette performance, les chercheurs sud-coréens de l’Université de Seoul ont par la suite pu faire un clonage plus prometteur sur les adultes. Parmi les 77 ovocytes qui ont été manipulés, 2 embryons ont survécu au stade précoce de développement. Malgré le taux de réussite faible, les chercheurs nourrissent de grands espoirs d’arriver un jour à cloner un adulte. L’avantage de cette technique, c’est qu’elle permet non seulement de remplacer les cellules et les organes endommagés d’un patient, mais elle permet également de faciliter la conception pour des couples stériles et d’obtenir le bébé de son choix. D’ici quelques années, il serait ainsi possible de choisir parmi un panel d’embryons de génies au congélateur. Mais outre les aspects éthiques et moraux de cette découverte, elle soulève aussi des questions sur le statut légat du sujet cloné. Sans oublier les risques de la mutation des maladies si les volontaires donnant les cellules de la peau en ont.

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