Le dark web et ses secrets

dark web

Les initiés le connaissent depuis longtemps. Les curieux le découvrent avec stupeur : le web de l’ombre, celui qu’on surnomme le dark web.En effet, la toile numérique ou l’internet tel que nous voyons dans nos navigateurs a plusieurs strates, un peu comme la couche terrestre. Il y a le web surfacique, le web profond et le dark web.L’internet surfaciqueest celui qu’on consulte au quotidien, là où on regarde les vidéos sur youtube, où on lit les blogs, où on envoie les e-mails, où on fait des achats en ligne etc. Tout le monde peut y avoir accès. La deuxième partie baptisée web profond renferme les contenus nonindexés par les moteurs de recherche. Ce sont des pages mal conçues du point de vue technique, des pages protégées ou celles sans hyperliens avec les autresque les robots d’indexation n’arrivent pas à déchiffrer. Si on connait l’adresse du site, on peut toutefois y accéder. Quant à la troisième partie, le web sombre, celle-ci est totalementi naccessible aux internautes lambda. Elleabrite bon nombre de commerce illégaux les plus bas et des documents plus ou moins intéressants. Pour y accéder, il faut suivre un chemin spécifique. Tour d’horizon sur le dark web et ses secrets.

Le moyen le plus simple d’accéder à Dark web.

Selon une estimation récente, cette partie cachée de l’internet est 500 fois plus vaste que celle de web de surface avec ses 600To de données.Pour y accéder, on commence par le téléchargement du programme du réseau le plus connu TOR (The Onion Router). Après l’exécution et le lancement du logiciel, on arrive devant une fenêtre vide. Il faut ensuite taper une adresse comme celle-ci zqktlwi4fecvo6ri.onion/wiki/index.php/Main_Page.Pour rappel, tous les sites ont une extension .onion. Par ailleurs, une fois connecté sur le navigateur, la prudence est de mise si on veut garderl’anonymat. L’ouverture des fichiers téléchargés sur TOR, l’installation de plug-ins sur ce navigateur est déconseillée. La webcam doit être aussi bloquée. Il faut également faire preuve de patience car une page peut mettre 10 secondes voire plus pour se charger.

Qu’est-ce qu’on trouve dans ce sulfureux dark web ?

Dans ce lieu qui permet la communication « underground » de l’internet, les trucs louches pullulent. On y trouve de vente de cartes bancaires ou carte d’identité, vente de drogue et d’armes, prestations de tueurs à gages, service de black haters (des gens qui détruisent les données d’une personne sur internet moyennant une certaine somme), des ventes de diplômes, des trafics d’organes… Sans oublier les pédérastes qui mettent en ligne des photos d’enfants nus, des pédophiles qui expliquent des pratiques sexuelles bizarres…Et sans la recherched’infos des hackers « anonymes »engagés sur la pédéporno qui filent les adresses IP des pédés aux autorités, cette communauté remplira la moitié du dark web.Mais cet univers libertaire est aussi le terrain des opposants politiques et des rebelles. Ils en ont fait le canal de communication car ils peuvent s’y échanger sans crainte d’être découvert ou d’être géolocalisé.Ce qu’il y a de plus intéressant sur cette partie, c’est qu’on peut y trouver par exemple des documents sur la situation en Ukraine, en Syrie, ou en Afghanistan ou dans d’autres points chauds du globe. Ici,à la différence des sites sur le web surfacique, le design des pages sont complètement épuré et sans fioriture. Les trafiquants utilisent le bitcoin pour leurs transactions. Bref, il est possible que certains de liens sur le réseau soientfaits par des escrocs, ou des gens qui veulent attraper les personnes qui font l’achat des produits illégaux. Mais quoi qu’il en soit, difficile d’évoquer les côtés positifs de ce dark web si on regarde l’usage que ses utilisateurs en font.

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