Retour sur mes deux ans de rédactrice en freelance.

rédactrice en freelance
Le temps file à la vitesse de l’éclair. Deux ans et demi déjà que j’ai décidé de monter un site web et de me lancer dans cette carrière en dents de scie de rédactrice en freelance. Car, je vais être honnête, il y a des hauts et des bas dans ce statut. Si au début, dans mon cas, il ne me permettait pas de m’assumer seule mes dépenses financières, au bout d’un certain temps, je trouve qu’il y a du pain sur la planche. Mais la clé de la réussite dans cette voie, c’est qu’il faudrait toujours prospecter et chercher encore de clients. Or, quand on a la flemme, cela n’a rien d’encourageant et on est quelquefois tentée de se reposer sur ses lauriers ! Alors pour me dégourdir un peu, je vais donc faire un petit bilan de mes 2 ans et demi de freelance.

3 fois de changement d’Url en deux ans de rédactrice en freelance.

Le challenge débute avec la création d’un site web et d’un blog mêmes si tous ceux qui partent en freelance ne sont pas unanimes sur ce point. Au début, je ne savais pas à quel point l’hébergement site web à Madagascar est peu recommandable. Pour preuve : mes deux premiers sites hébergés chez les hébergeurs malagasy ont été piraté. La première Url a été étrangement victime d’un piratage au bout d’une semaine alors qu’aucune page n’a été encore indexée par Google. J’ai dû acheter un nouveau nom de domaine qui a subi le même sort de piratage au bout de deux ans d’hébergement chez madanet.info. Ce dernier s’est justifié en disant que si un pirate s’acharne sur un site web, on ne peut y rien faire. Et comme le backup de données promis fait défaut chez l’hébergeur en question et il a refusé le transfert de l’Url, j’ai dû alors monter ce nouveau site qui, merci à Google et aux annuaires, a pu retrouver sa position sur les anciens mots-clés avec lesquels il a été référencé.

Après le montage du site, il faut pousser à la roue car malheureusement le moteur ne démarre pas tout seul ! Au tout début, on m’a proposé des tarifs de rédaction très bas. Oui, mais quand on débute en qualité de rédactrice en freelance à Madagascar, on ne peut pas dire à un porteur de projet : passez votre chemin ! Je suis rédactrice mais pas « p »comme l’autre ! Il fallait gérer et satisfaire ces clients pénibles qui mettent la barre trop haut avec leurs consignes difficiles, leur deadline serrée, et leur tarif peu avantageux. Mais heureusement qu’ils ne sont pas tous pareils car il y en a de bons et de mauvais comme il y en a de bons et de mauvais médecins. Quoi qu’il en soit, dans mon cas, je tiens aussi compte du bon relationnel avec le client. Même s’il propose un tarif qui ne me permet pas d’engranger beaucoup de bénéfices, s’il se montre courtois, je ne fais pas de soucis, la collaboration marche à merveille pour moi.

En fait, qui ne rêve pas d’avoir des gros contrats tout au long de l’année, des clients intéressants qui permettent de gagner en une heure ou 2 h de travail par jour le double voire le triple du salaire de 8 h par jour dans les agences ? Mais là, je ne veux pas faire des jaloux et ce n’est pas tous les jours fête. Il y a quelques centaines de rédacteurs freelances et des dizaines de BPO et sociétés offshore à Madagascar selon la statistique fournie lors du salon du TIC au Hilton Madagascar, et chacun aspire à la belle vie ! Il fallait donc « de temps en temps » revoir à la baisse ses prétentions. Et il est préférable d’avoir des missions régulières proposées à un tarif abordable que rien. C’est le choix que j’ai fait et un grand merci aux clients de rédaction et de traduction qui me sont fidèles au bout de ces deux ans. Par contre, malheureusement pendant ces deux ans, je n’ai crée qu’un seul logo ! Alors pour compenser ce manque de clients en graphisme, je donne entre autres des cours d’informatique dans mes temps libres lorsque les missions se font rares.

Le prix de la liberté !

A la racine de ce mot freelance, c’est le mot free. C’est un nouveau mode de travail flexible qui fait son entrée dans « le nouvel ordre mondial de l’emploi » de ces dernières décennies surtout en Amérique. Il permet de laisser derrière soi ses supérieurs hiérarchiques lunatiques qui vous congédient sans cause juste et suffisante. Il fait quelquefois dormir 5 h par nuit ou permet de faire la grasse matinée jusqu’à 9 h du matin. Il permet aussi de s’occuper de son foyer et d’investir dans d’autres projets plus juteux car on gère soi-même son emploi de temps. En revanche, plus de salaire lorsqu’on ne travaille pas. Dites aussi adieu aux congés payés ! En bref, le statut de rédactrice en freelance me réjouit jusqu’à maintenant. Mais il n’est pas fait pour ceux qui aiment la stabilité, la routine ou ceux qui n’aiment pas prospecter ou qui ont du mal à traverser le passage dans le « désert aride ».

A lire également :

Les problématiques d’une rédactrice à Madagascar en freelance

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2 Comments

  • Anna 10 mars 2018 at 14 h 52 min

    Bravo pour votre parcours ! On ne peut que constater tous vos efforts et la qualité de vos ‘nombreuses’ rédactions. Etre freelance n’est pas évident tous les jours et le marché abondent de plus en plus. Ne lâchez jamais!

    Reply
    • holy 11 mars 2018 at 8 h 19 min

      Merci Anna pour cet encouragement. Non, je ne relâche pas mais je prends juste une bouffée d’oxygène quelquefois !

      Reply

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