La disparité dans les tarifs de rédaction web : état de lieu.

tarifs de rédaction web

Le baromètre des tarifs de rédaction web appliqués en France et les prix affichés par les rédacteurs freelance en offshore montrent un décalage innouï. Cette différence de prix est due à la conjoncture économique du pays où réside le prestataire et aux ressources financières mises en jeu dans l’investissement de chacun. Certains y trouvent aussi une explication sur la qualité de plume du prestataire (bonne ou mauvaise). De l’autre côté, le client est également tiraillé entre l’apparent casse de prix de ceux qui vendent leur heure à 4 euros et les autres qui la proposent à 50 euros. Il peut être complètement déboussolé à tel point qu’il ne sait plus à quelle plume se vouer ! Dans cet article, je vais essayer d’éclairer votre lanterne sur les causes de cette différence ahurissante au niveau des tarifs de prestation web.

Les tarifs de rédaction web des plateformes de rédaction en France.

D’abord, on est tous d’accord que le recours à un rédacteur web est un passage obligé pour ceux qui veulent assurer un retour sur investissement de leur business. Cela permet aussi d’avoir une crédibilité de qualité et un meilleur positionnement de ses pages web. Mais ce service est évidemment payant. Le coût d’une rédaction de 500 mots de qualité moyenne chez les plateformes de rédacteurs français s’échelonne entre 22 euros à 30 euros. Et pour un client qui exige le meilleur de son rédacteur, il aura à débourser entre 31 à 150 euros les 500 mots pour un texte de qualité selon la plateforme. En moyenne, un rédacteur français perçoit ainsi 250 euros par jour. Seulement, les prestataires du web, il y en a aussi à la pelle et le hic c’est qu’il ne suffit pas d’appuyer sur un bouton. Les clients ont l’embarras du choix.

Qu’en est-il des tarifs de rédaction web appliqués à Madagascar ?

Un Français m’a dit un jour que vous les Malagasy, vous ne touchez même pas 100 euros en un mois. Et il a dit vrai. La précarisation des emplois, le manque d’opportunités, la mauvaise gestion des potentialités minières et les rivalités politiques ont fini par enfoncer le pays dans la misère. On dénombre quelques dizaines de sociétés de traitement informatique à Madagascar. Certains opèrent dans le noir, d’autres sont réglos. L’activité de la machine bien huilée des sociétés BPO offshore a commencé à connaître un bond significatif il y a une dizaine d’années. Ces structures constituent des réservoirs d’emplois aux jeunes sortants universitaires. En général, leur régime horaire est de 8 heures par jour avec un quota de production de 2000 à 3000 mots. Pour ce, les rédacteurs touchent 70 à 110 euros au maximum par mois en fonction de la phase de croissance de la société et de la fluctuation de l’ariary. La moyenne de rémunération mensuelle citée ici ne tient compte que la partie fixe. Les primes d’assiduité, les heures supplémentaires, les frais de transport, les primes de rendement ne sont pas inclus. Je ne vais pas parler du rendement exigé et de l’atmosphère dans ces zones franches, mais ne soyez pas surpris, cette grille salariale s’adapte aux normes des salaires à Madagascar. A titre d’info, chez nous, un médecin du secteur public avec 15 ans d’ancienneté touche un salaire mensuel de 300 euros, sans compter les indemnités de déplacement lorsqu’il est en mission. Et le tarif de la course de l’aéroport Ivato à Tana (15 km) coûte 5 euros environ alors que le trajet en véhicule privé de l’aéroport Orly à Paris (une dizaine de km) est d’une vingtaine d’euros. Au constat de ces données, il n’y a rien d’étonnant si les sociétés offshore proposent un tarif de rédaction web de 7,5 euros à 12 euros les 500 mots et même 4 à 5 euros les 500 mots (un tarif encore plus dérisoire) pour certains freelances (puisque ces derniers ne prennent pas en considération le loyer de locaux, l’extension de l’exploitation et l’augmentation de volume d’affaires etc.). Par ailleurs, il y a aussi une différence de tarifs de rédaction web entre une rédaction one shot et une collaboration sur le long terme.
En bref, la situation économique est la principale raison qui pousse les rédacteurs en freelance à Madagascar à adopter la stratégie de rédaction low cost. Cela est également valable pour les rédacteurs en France qui mettent du poids au fait que le français est leur langue maternelle et que le tarif devrait être en phase avec le niveau de vie en Hexagone.

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