Et si Matrix était vrai ?

matrixAyant revu le premier volet de la trilogie de frère et sœur Wachowski , 18 ans après la sortie de ce chef-d’œuvre grandiose de la science-fiction ; je peux dire que maintenant il m’impressionne beaucoup plus par sa maîtrise et son scénario inédit. Film culte de ce millénaire, il met en scène le beau Keanu Reeves (oui à l’époque, mais maintenant l’homme a pris de l’embonpoint, ce qui lui donne un coup de vieux à mon avis !), Laurence Fishburne, Carrie-Ann Moss et plus. Le film d’action intellectuel est un récit complexe et bien construit de l’homme face à la « machine ». On entend par ce mot « l’intelligence artificielle très perfectionnée qui emprisonne l’humanité ». Mais Matrix est aussi une critique sociale dérangeante et hallucinante et une mine de métaphores et de références à certains films. Cette œuvre est également un amalgame de plusieurs cultures : philosophique (Platon), scientifique, physique, informatique, mathématiques, religion, manga, jeux vidéo, arts martiaux etc. Un gros bazar où tout est agencé avec cohérence.

Synopsis du Matrix

Le blockbuster qui a raflé 6 récompenses et 5 nominations bien mérités possède une trame narrative innovatrice, casse-tête et révolutionnaire à l’époque. Le scénario est basé sur une anticipation d’un univers post-apocalyptique. Thomas A Anderson est programmateur informatique le jour mais hacker la nuit (avec le pseudo Neo). Il est recherché par ce qu’il croit être un groupe de hackers, qui lui fait comprendre que le monde dans lequel il vit est subordonné par la « Matrice ». Un jour, un certain Morpheus l’a contacté parce que ce dernier est convaincu qu’il est l’ «Elu »mythique – le code source qui peut aider l’humanité à s’émanciper contre les contrôles de la Matrice (l’informatique, la robotique etc.). Ensemble, ils vont se lancer dans des combats sans retour contre « la Matrice », ses agents et ses programmes.

Mon critique du film Matrix

Cette référence en science-fiction dépeint un climat futuriste mais on se demande si on n’est pas déjà en plein dedans avec l’évolution de l’informatique et l’internet, les puces, le nouvel ordre mondial, le big data etc. Personne ne le sait, mais cette parenthèse fermée, concentrons sur cette saga et son message prophétique. Le métrage américain de 2h 15 mn immerge les téléspectateurs dans un univers où pour faire face à leurs besoins, et les empêcher de se rebeller, les êtres humains sont asservis par les machines. Ces dernières les tiennent prisonniers dans un univers informatique : le Matrix qui reproduit parfaitement le monde réel. En effet, selon le film ce qu’on croit voir en réalité, les grands immeubles, les rues, les voitures et les foules qui s’empressent de vaquer à leurs occupations quotidiennes etc. ne sont qu’une illusion. Cette réalité virtuelle nommée « Matrix » ou Matrice en français rend esclaves les êtres humains dont l’énergie vitale est exploitée par un programme informatique géré par des machines douées d’intelligence artificielle. Et cette intelligence est omniprésente, universelle et se perpétue d’elle-même. On retrouve des grandes corporations et institutions, plusieurs complexes industriels etc. derrière elle. Si au début, on ne comprend grand-chose de ce qui se passe à l’écran, au fur et à mesure qu’on regarde le film, on comprend l’histoire de ce monde imbriqué entre la réalité gouverné par les lois physiques et le virtuel dirigé par les machines. Les scènes qui ne produisent pas de temps mort contiennent des dialogues jouissifs, bien pensés. Côté réalisation, les chorégraphies des combats et des fusillades sont beaux et magnifiques, certes inspirés d’autres films et livres (Terminator , Alice in the wonderland, Ghost in the shell par exemple) mais c’est le résultat qui est important. Cette chorégraphie, on les doit à Yuen Woo-Ping qui a aussi arrangé celle du Tigre et Dragon. Le rendu de l’univers est également original. Quant aux effets spéciaux, ils sont bluffants avec le léger filtre vert et les ralentis. Le film affiche un excellent casting avec un Keanu Reeves qui offre une interprétation crédible, un Hugo Waving qui se surpasse dans son rôle de l‘agent Smith, et un Laurence Fishburne charismatique. Pour résumer, quoique longuet Matrix est un film mémorable, passionnant qui n’a pas pris de rides avec le temps. Enfin si Matrice est vrai, le seul moyen de se libérer de son contrôle, c’est de se déconnecter entièrement de toute forme de dépendance à la machine, à commencer par l’habitude de s’accrocher à la télé-réalité et les infos. Eviter également la souscription à des crédits et les formes d’emprunts, fuir les heures supplémentaires et travailler non pas pour s’enrichir mais pour améliorer sa vie et d’en prendre la contrôle. Bref, à la différence de ce qu’a fait Neo, engager une lutte sournoise et progressive… contre la machine.

It's only fair to share...Share on Facebook
Facebook
Share on Google+
Google+
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

No Comments

Leave a Comment

Why ask?