Songdo : la smart city éco et sans bouchon.

smart city
La révolution technologique a boosté la création de smart cities un peu partout dans le monde. Tous les grands investisseurs s’y lancent : les magnats du pétrole arabe, les milliardaires américains, les opérateurs européens flairant la bonne affaire sur un segment du marché encore peu étroit qui pourrait afficher un taux de croissance à trois chiffres. ..Côté sud-coréen, c’est la ville intelligente de Songdo qui prône les innovations technologiques de cité de référence urbain. Le chantier pharaonique a débuté en 2003. En moins de 10 ans, la ville qui s’étend sur une superficie de 600 ha fait émerger sa technologie de pointe, un modèle écologique truffé de capteurs et d’immeubles géants. Petit survol de cet écrin du futur.

Une ville intelligente 100% éco.

Zéro carbone, aucun déchet, de nombreux services et réseaux connectés, des immeubles dernier cri, voilà l’image de cette cité intelligente coréenne. Elle a été construite pour devenir un centre d’activités international des conglomérats chinois ou indiens mais les grands du groupe n’y ont pas encore élu domicile. Ni même les proptech. Son ouverture officielle date de 2009. L’investissement a coûté une trentaine de milliards d’euros. Comme son appellation l’oblige, les gratte-ciel sont tous ultra-connectés afin de maximiser les consommations énergétiques et hydriques. Sinon, propre à l’architecture postemoderniste, les immeubles géants sont tous transparents avec des fenêtres qu’on ne peut pas ouvrir. Les climatiseurs sont ainsi continuellement à l’œuvre. A l’extérieur, les vastes avenus et les espaces verts imitant Central Park sont certes bluffants mais curieusement, on ne trouve ni musée ni salle de cinéma. Les toits végétaux et les panneaux solaires qui ne rejettent pas de carbone agrémentent ces logements. Les habitants de cette cité accessible à 60 mn de Seoul peuvent utiliser ses quelque 140 km de pistes cyclables ou ses taxis sur les fleuves. En passant, une partie de ce carré artificiel est construite sur des marais, ce qui n’est pas tout-à fait écolo. Concernant la gestion de la circulation, tout est au top. Les innombrables caméras surveillent tout, le scan de sa plaque d’immatriculation informe les automobilistes d’un éventuel bouchon. Les parkings de stationnement sont au sous-sol.

Dans le souci d’offrir un maximum d’efficacité en termes d’environnement, les déchets de ménage ne passent plus dans les poubelles. Ils s’en vont directement dans des canaux pneumatiques souterrains qui les renvoient à une usine de combustion. Les résidus génèreront par la suite de l’électricité. Tout est donc conçu pour apporter le maximum de bien-être à ses habitations.

Une cité qui peine à attirer la population.

Malgré sa jolie enveloppe toute propre, les occupants attendus n’ont pas encore investi ce lieu futuriste. Pourtant, les coûts du logement y sont moins chers qu’à Séoul. On attribue cette réticence à s’installer dans ce carré hyper connecté au fait que les données sont collectées. Les éventuels résidents ne savent pas ce que vont devenir ces données numérisées. Même si on explique aux gens que ces data servent à optimiser le confort de leur vie au quotidien, ils ne sont pas rassurés. Tandis que d’autres trouvent simplement la zone trop aseptisée, trop surveillée et sans le brouhaha habituel d’une ville vivante. Ainsi, si la ville est initialement conçue pour accueillir plus de 260 000 personnes, sa population n’atteint pas encore à l’heure actuelle la moitié de ce chiffre.

Sujets connexes:
Les 5 prouesses technologiques les plus fascinantes de ce début du siècle.
Top 5 des objets connectés les plus insolites.

It's only fair to share...Share on Facebook
Facebook
Share on Google+
Google+
Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin

No Comments

Leave a Comment

Why ask?