Tour d’horizon sur les logiciels TAO

logiciels TAO

A cette ère du numérique, toutes les tâches du multimédia sont assistées par ordinateur, en passant par la conception graphique, le dessin, la musique, jusqu’à la publicité pour ne citer qu’eux. Dans le domaine de traduction par exemple, on retrouve les logiciels TAO ou logiciels de traduction assistée par ordinateur. Il ne faut pas les confondre avec les traducteurs automatiques car ces outils ont besoin d’un humain qui traduit et valide les données. Petit focus.

Quels sont les avantages de l’utilisation de ces logiciels TAO ?

Le recours à ces logiciels permet de profiter des segments de traductions déjà faites qui sont enregistrés dans l’outil. Ceux-ci se trouvent dans leur mémoire de traduction. A chaque nouveau projet, l’outil examinera les éléments correspondants entre le document source et les mémoires et propose une solution à l’utilisateur. Ce dernier aurait alors à valider manuellement la traduction la plus appropriée. La base de données sera plus étoffée au fur et à mesure que le travail du traducteur avance. Ces mémoires contiennent des paragraphes, des expressions, des tournures etc. ainsi que leur signification dans une autre langue. L’avantage de leur utilisation est considérable dans le cas d’un sujet qui était déjà traité, car outre le gain de temps, ils permettent aussi de taper moins et de traduire dans des délais plus vite. Par ailleurs, lorsqu’il s’agit des documents juridiques ou techniques qui présentent de variations dans leurs termes, le traducteur peut uniformiser les termes afin de rendre l’ensemble plus cohérent grâce aux outils terminologiques. Ces logiciels TAO proposent également le comptage de mots, des unités, en dehors de leur capacité de comparaison d’un nouveau texte avec celui qui était déjà traduit auparavant. Les logiciels TAO s’adressent ainsi à ceux qui ont à traduire de volumes conséquents et qui veulent passer à la vitesse de croisière dans leur traduction. Notons cependant que la révision par le traducteur professionnel est toujours requise. Aussi, lorsqu’il y a des parties inconnues du logiciel, le traducteur aurait à faire la traduction manuellement.

Quels sont ces outils de traduction ?

Les logicielsTAO les plus utilisés par les traducteurs sont : le SDL Trados, MemoQ, OmegaT, Memsource, Wordfast… Pour ce dernier logiciel par exemple, le stockage de son glossaire permet jusqu’à 250 000 entrées et il traduit toutes les langues présentes dans Microsoft word. L’outil dispose également d’une fonctionnalité TransCheck qui souligne les fautes d’orthographe, de grammaire, de cohérence terminologique etc. En outre, il propose une traduction lorsqu’il n’y en a aucune dans la mémoire de traduction.
Quant à SDL Trados, il permet également d’en finir avec les fautes de saisie et d’orthographe qui traînent. Il fonctionne aussi avec toutes les langues présentes dans Windows 8 à 10 et propose une traduction intelligente et une traduction automatique.

Combien coûtent ces logiciels TAO ?

Voilà la question qui pique car ces outils semblent intéressants. Seulement le hic c’est que leur coût n’est pas à la portée de toutes les bourses. Comptez 690 à 840 euros environ pour la version freelance et 2595 euros pour la version monoposte professionnel de SDL Trados. Et du côté de MemoQ 2015, MemoQ Translator Pro version freelance est accessible à partir de 620 euros, et mettez de côté 1600 euros pour le professionnel monoposte. Seul OmegaT propose une utilisation libre sans paiement ni inscription.

Tous les traducteurs doivent-ils utiliser ces outils ?

Pour ceux qui sont en relation direct avec leur client, ils peuvent choisir d’utiliser ou non ces outils. Dans leur cas, ce qui importe pour leur client, c’est uniquement la qualité du travail livré. Mais ceux qui souhaitent travailler avec des agences de traduction doivent casser la tirelire pour débuter. Car les candidatures des non-utilisateurs de ces outils préconisés sont d’ordinaire rejetées.

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