Combien gagne un freelance ?

Le freelancing est une solution populaire pour tous les professionnels qui souhaitent étouffer leur expérience professionnelle et fixer leur propre rythme de travail. Ce statut séduit aussi ceux qui en ont marre du travail à temps plein au bureau et ceux qui souhaitent donner libre cours à leur élan créatif. Ce segment de marché de freelances comprend un large éventail de postes comme le consultant en référencement, le développeur de logiciels ou d’applications, le programmeur de jeux, l’illustrateur, les traducteurs, les rédacteurs, pour ne citer qu’eux. A la question combien gagne un freelance, il faut d’abord noter que certains des créneaux rentables paient beaucoup plus que les autres. De plus, il y a un écart frappant entre les revenus annuels d’un ingénieur informatique freelance expérimenté en France ou aux USA et ceux d’un Malagasy ayant le même niveau. Et comme aucun travailleur indépendant n’a eu le courage d’étaler ses avis de crédit sur la place publique, il est aussi difficile d’indiquer des chiffres exacts. Cependant, j’essayerai de ne pas donner de réponses évasives dans cet article.

D’abord, qu’est-ce que le freelancing et combien gagne un freelance ?

Le freelancing est une carrière qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas peur de l’inconnu, et qui ont confiance en eux-mêmes. Des personnes qui aiment travailler plus fort à domicile ou à leur compte pour s’assurer qu’il y a plus d’argent à la banque. Elle ne convient donc pas aux personnes qui ont des hypothèques à payer ou qui aiment la sécurité de leur salaire fixe par mois. Pour travailler en indépendant, il faut généralement des qualifications et d’expérience à son actif, sauf pour les freelancers doués dans certains domaines.


En fait, on ne peut compter les gains d’un freelance que s’il a une base de clients décente et qu’il a construit sa réputation et son portefeuille client. En effet, pendant la première année, il ne parvient pas souvent à assumer les nombreux coûts associés à son exploitation. Mais lorsqu’il a la chance de trouver un client bien rémunérateur, cela permet d’augmenter son chiffre d’affaires annuel à pas de géant.

Pour parler du gain d’un rédacteur freelance, car c’est cela qui intéresse sûrement les internautes qui lisent cet article, tout dépend du pays et de compétence du travailleur indépendant. Aux Etats-Unis par exemple, le tarif horaire des rédacteurs pigistes est de 17 dollars à 37 dollars, ce qui donne 35 360 dollars par an à 76 960 dollars US sur une base de 40 h par semaine. Les rédacteurs dans le domaine technique font mieux avec des salaires annuels estimatifs de 90 012 dollars.

En France, je suis un peu surprise par l’information lue dans un article qui indique un chiffre d’affaire mensuel environnant le salaire d’un secrétaire d’un ministre français sans les indemnités (soit 9700 euros ) pour un rédacteur en freelance. Je ne sais pas si le site est bien renseigné mais je doute que tous les freelancers français gagnent autant. Sinon, même les fonctionnaires ont depuis longtemps abandonné leur poste s’ils ont l’assurance de percevoir une telle somme.

A Madagascar, j’avoue que nos salaires ne signifient pas grand-chose comparés à ces chiffres faramineux. Pour les freelances en rédaction ou traduction de niveau intermédiaire, ils peuvent toucher 300 à 400 euros par mois. C’est dû au fait que les clients étrangers ont pris conscience du coût de la vie chez nous et de nos grilles salariales, et ils ont tendance à tirer le tarif par mot vers le bas. Pour les freelances experts, ils peuvent toucher des salaires plus élevés jusqu’au double de ce montant (peut-être). En fait, la hausse du salaire d’un rédacteur freelance dépend de l’évolution de ses compétences et du tarif par mot qu’il a la chance d’obtenir.

Remarque : les rédacteurs freelances à Madagascar ne sont pas obligés d’ouvrir un compte entreprise ou d’informer l’administration fiscale. Mais ils ont intérêt à régulariser leur situation car certains clients exigent une facturation en bonne et due forme, d’autres sont moins pointilleux.

Où trouver des clients quand on se lance en freelance ?

C’est le souci majeur de ceux qui n’aiment pas les périodes calmes, le désert où l’on manque de travail. Evidemment c’est un peu risqué lorsqu’on ne dispose pas d’une réserve d’argent comme filet de sécurité… C’est pourquoi, de nombreux rédacteurs Malagasy font leur activité professionnelle à temps plein  dans les agences de rédaction et le soir ou même pendant les heures de bureau, ils rédigent les textes de leurs propres clients. Cette transition lente leur permet d’aiguiser leur plume tout en gagnant beaucoup plus de salaire. Cela nécessite du cran et une santé de fer car les effets secondaires ne sont pas à exclure avec un travail de plus de 10 h devant l’ordinateur.

Les sites d’offre d’emplois à Madagascar proposent également de nombreuses offres des agences locales ou étrangères. Mais le tarif par mot est assez bas. En revanche, il est possible de se concentrer sur son propre marketing et les occasions de réseautage (twitter, LInkeldn…). On peut contacter une agence de rédaction sur ces réseaux et proposer ses services dans le message privé. En essayant ce truc à une trentaine d’agences, il se peut qu’une soit intéressée.

On peut également créer un site web comme moi et il faut que ce site soit facile à trouver en ligne, donc bien référencé. Cela pourrait accroître ses opportunités de trouver un client.

Enfin, pour ceux qui ne rechignent pas à casser la tirelire ou à desserrer les cordons de la bourse, ils peuvent souscrire à un abonnement mensuel sur les sites de freelances en France ou ailleurs. L’abonnement payant classique sur ces sites est de 5 euros à 30 euros. Cela permet d’entrer en contact avec des clients de toutes nationalités. Mais il y a une pléthore de freelances sur ces plateformes et si on ne consulte les offres que tous les 3 jours, les hyper connectés raflent tout ! De plus, certaines offres ne sont pas sérieuses et elles ne sont pas généralement aussi de collaboration sur le long terme.


Est-ce facile de travailler en freelance?

Pour dire vrai, c’est dur car on doit chercher ses propres clients, faire son marketing, son administration, son réseautage…  Cela prend beaucoup du temps aussi et sans un bon planning, cela peut causer du stress et un mauvais équilibre de sa vie personnelle et professionnelle ; Car être en freelance, ce n’est pas faire la grasse matinée jusqu’à 9 h, la sieste de 3 h l’après-midi et regarder Netflix jusqu’à minuit ou balader en voiture les week-ends. Il arrive de travailler les soirs et quelquefois les fins de semaine et les jours fériés. Mais cela n’empêche pas aussi de se déconnecter de temps en temps.

Aussi, comme je l’ai dit en haut de l’article, quel que soit le pays où l’on travaille en tant que freelance, si on est bon, on ne doit pas avoir de problème avec les factures… Il est même possible de bâtir une entreprise prospère pour les personnes ambitieuses qui ont la fibre entrepreneuriale ou qui ont une vision long terme.

En tous cas, l’objectif de tout travailleur freelance, développeur, rédacteur, traducteur ou autres, c’est la croissance au fil du temps. Ils ne doivent donc pas se reposer sur ses lauriers. Donc, si vous souhaitez vous lancer en freelance, soyez prêt à travailler dur et rassemblez les plus d’expériences possibles pour que vous n’ayez plus peur du risque!

Vous aimerez apporter vos propres réflexions sur  ce sujet ? Votre commentaire est le bienvenu !

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