Comment devenir riche à Madagascar ?

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Les jeunes femmes malagasy n’ambitionnent que de partir à l’Hexagone pour épouser un vazaha ou pour devenir serveuses, baby-sitters ou faire autres jobs peu recommandables. Tandis que les Européens qui sont en quête de challenge ambitieux, d’un climat plus clément sur une île paradisiaque ou d’une vie plus facile cherchent à s’implanter sur l’île rouge. En effet, le pays attire des étrangers de tous profils : les évadés fiscaux, les retraités, les investisseurs sur le web ou dans le commerce, l’hôtellerie et le tourisme… Mais comment devenir riche à Madagascar ? That is the question. Parce que ce n’est pas facile de trouver un filon avec la crise financière et politique du pays. Et si vous faites une mauvaise étude du marché en investissant dans une filière peu porteuse, votre apport personnel peut partir en fumée. Adios ! amigo. Ceci dit, il y a des activités qui marchent bien dans le pays en fonction de votre fonds propre. Décryptage.

Faire la récolte de la vanille dans la région nord pour s’enrichir à Madagascar.

Dans la partie de SAVA, les collecteurs de vanilles encaissent des sommes délirantes lorsque les récoltes et le prix de la vanille sont bons. Les vanilles sont achetées à un prix moyennement bas chez les cultivateurs et exportées à l’étranger. Des Chinois, des Malagasy font cette occupation. Si vous investissez par exemple 30 000 euros,vous pouvez tripler votre chiffre d’affaires en une ou deux années. Commencez d’abord par vous renseigner sur les démarches (permis de collecte, prix du loyer du local ou hangar pour stocker les vanilles, conditionnement etc.). Le marché est assez instable, parait-il, mais vous pouvez devenir riche à Madagascar si la chance vous sourit !
Mais juste un petit conseil : la discrétion est de mise dans le pays. Les malagasy croient que tous les étrangers sont riches et certaines de nos charmantes compatriotes n’hésitent pas à recourir à des gris-gris ou à d’autres atouts pour attirer les riches vazaha dans leur filet. Histoire de leur vider les poches ou la mallette ! Gardez un œil sur votre portefeuille et méfiez-vous des opportunistes et de vos futurs collaborateurs, certains Malagasy excellent dans l’escroquerie !

Investir dans l’achat du terrain.

Ce conseil ne s’adresse qu’à ceux qui ont la nationalité malagasy et qui ont certaines liquidités. J’ai remarqué ces dernières années que l’investissement dans le terrain est un moyen pour s’enrichir dans le pays. La hausse exorbitante du prix du terrain en ville ou dans les faubourgs de la capitale a commencé ces 3 dernières années. En 2007, un terrain accessible en voiture de 500 m2, prêt à bâtir dans la région d’Ilafy (5 km environ de la ville) coûtait 30 millions d’ariary, aujourd’hui, le même terrain devenu cette fois clôturé est proposé à 210 millions d’ariary. Et cette hausse est valable partout même dans les zones côtières.

Et il n’y a pas de doute que ce sont les courtiers et les aménageurs fonciers qui comptent s’engraisser rapidement avec cette montée en flèche du coût du terrain car lorsqu’on négocie directement avec le particulier propriétaire du terrain, le prix n’a pas tellement grimpé ! Donc, ceux qui souhaitent s’enrichir via ce créneau porteur auront à acheter du terrain auprès du propriétaire direct et rejoindre le rang de ces « profiteurs » !

Embrasser une carrière politique ou ouvrir une église évangélique.

Ce n’est pas caché à personne, les dirigeants politiques et les chefs religieux sont les seuls à ressasser « ironiquement » des milliards dans le pays. Les premiers ont des comptes bancaires à l’étranger, des V8 pour les ministres à portefeuille alors que 95 % des Malagasy croulent sous la misère. Certains dirigeants religieux quant à eux, se pavanent au volant d’un Hummer qui coûte plus d’un milliard de franc malagasy. Pour l’info, le mouvement évangélique bat son plein à Madagascar. Des lieux de culte fleurissent partout depuis ces 10 dernières années. A la différence des églises traditionnelles, pour faire prospérer ces institutions religieuses, les pasteurs des églises sectaires sont obligés de « tondre leur brebis » avec les dîmes, les”quêtes sacrificiels” etc. A grands coups de publicité agressive, de délivrances, de prières intenses et de prédications sur le miracle financier, la poule peut pondre des œufs d‘or. Donc, avis aux Africains, si vous avez l’étoffe d’un leader charismatique, vous pouvez grossir le rang des églises sectaires pour remplir vos poches ou pour prêcher l’évangile. L’île rouge est un pays à forte majorité de chrétiens et les récoltes sont nombreuses !

NB : Les pasteurs ont leur part de gâteau mais de nombreux fidèles convertis, bien ancrés dans la foi et délivrés de toutes sortes d’esprit dans ces églises sont aussi bénis.

Investir dans la brocante ou le vide-grenier.

Mais revenons aux choses plus pratiques pour devenir riche à Madagascar car exercer le métier noble de pasteur n’intéresse qu’une poignée de gens. Si vous avez quelques notions de pièces de voitures qui marchent, ce conseil s’adresse à vous. Et son avantage, c’est qu’il ne nécessite pas un fonds très conséquent (10 000 euros suffisent). Les pièces détachées de voitures achetées par kilo dans les casses en France ou en Allemagne coûtent relativement cher à Mada. Surtout, les pièces de véhicules utilitaires comme le sprinter, le 4×4, les voitures de marque française (megan,peugeot etc.) ou coréenne … Il vous suffit d’emmagasiner ces pièces et de les envoyer dans un conteneur direction Madagascar avec des voitures d’occasion pas cher dans votre pays. Le coût des frais de douane est plus ou moins important selon la marque et l’année de fabrication des voitures. Mais après 5 opérations, vous pouvez constituer un business florissant de brocante à Tana car ici vous retrouvez des nombreuses vieilles voitures qui roulent toujours !
Il en est de même pour les bonnes affaires d’exportation de vide-greniers et de friperies (des Fmo d’usage, des mobiliers, des appareils électroménagers d’occasion, la fripe etc.). Les Tananariviens s’en arrachent comme des petits pains mais prévoyez des commerciaux !

Se lancer dans l’hôtellerie.

Dans les régions côtières, de nombreux ressortissants français ou européens investissent également dans les hôtels et les réserves naturelles. D’ailleurs, c’est lamentable car les plus belles réserves naturelles de notre pays n’appartiennent pas à des Malagasy. Et bon nombre des régions avec un potentiel gisement d’or sont aussi passées aux mains des ressortissants de l’empire du milieu ou à des étrangers!
Donc, vous pouvez devenir riche en achetant ces réserves naturelles ou en construisant un hôtel ou des bungalows, car l’entrée s’y fait en euros. Et dans certaines réserves naturelles, il n’y a pas de réduction ou de tarif low-cost ! C’est donc un business plan rentable même si l’île n’attire pas un important flux de touristes.

Le web et les autres filons.

Enfin, certains prestataires sur le web réussissent également à se constituer un petit fonds à Madagascar (un grand fonds pour les entreprises offshore). Notons cependant que si vous voulez devenir riche à Madagascar, il n’y a que les placements dans les affaires juteuses qui puissent réellement accroître votre chiffre d’affaires.
Pour finir, voici quelques idées qui pourraient vous intéresser :

    • ouvrir une école primaire dans un quartier rural en pleine évolution.
    • ouvrir un cabinet médical dans une zone déshéritée de toute infrastructure sanitaire (après avoir prêté le serment d’Hippocrate bien sûr).
    • acheter des vêtements kitsch (des tops couleur fluo), des sandales et des chaussures lumineuses à led, des pantalons jeans troués et des casquettes au Chinatown à Behoririka et les vendre dans les régions côtières lors de saison de la récolte.
    • acheter des poissons secs à Ambatondrazaka et les écouler à Tana. Leur kilo coûte cher mais pensez préalablement à des points de vente dans la capitale.
    • se lancer dans la collecte des produits céréaliers secs et des gros oignons. Il y a des exportateurs qui achètent au comptant ces produits. Evidemment, vous aurez besoin d’un moyen de transport (au moins un 404 bâché) et d’un permis de collecte sinon vous aurez les « gendarmes et polices » sur votre dos.
    • monter une plateforme de P2P sur internet comme le modèle américain. C’est une idée qui pourrait marcher mais ce n’est pas un bon investissement car le niveau de vie des Malagasy est très bas et les profils à risques abondent.

La liste est non exhaustive mais si en tant qu’investisseur étranger qui souhaite s’installer dans ce beau pays, vous souhaitez avoir des aides aux démarches et formalités administratives, je vous répondrai volontiers.

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20 Comments

  • Rafanomezantsoa 13 septembre 2019 at 14 h 01 min

    Merci beaucoup pour ces astuces

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  • LIMBIARISOA 3 mars 2020 at 20 h 38 min

    Bonjour, je suis d’origine malagasy et j’ai un budget de 15000 euros à investir dans le pays, je cherche un peu une idée de business qui pourrait être rentable sans trop me ruiner au départ, l’idée des poissons séchés n’est pas mal. J’ai aussi une petite idée c’est de vendre du vin en gros auprès des restaurateurs en investissant 3200 euros. Pourriez vous me donner des idées sympas. S’il vous plaît.

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    • MiRan 9 mai 2020 at 11 h 31 min

      Bonjour,
      un investissement immobilier peut être?

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    • Hoby 4 septembre 2020 at 8 h 35 min

      Bonjour, collectes de produits locaux et/ou transformation, c’est un des projets rentable.

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      • Haja 17 novembre 2020 at 13 h 03 min

        Connaissez-vous des gens qui peuvent acheter des produits locaux que ce soit pour une exportation ou une autre raison ? Merci beaucoup !

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        • Mamy 16 décembre 2020 at 12 h 21 min

          Il existe une exportatrice de légumineuses du côté d’Andoharanofotsy. Sinon, le journal Vidy V affiche aussi quelquefois des annonces des exportateurs de produits locaux

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          • MANOU 10 février 2021 at 16 h 34 min

            Comment peut-on faire des investissements si on est encore qu’une étudiante?🙄Mais j’aime bien l’idée

    • Francis Pierrot 12 décembre 2020 at 0 h 43 min

      Bonjour,
      Le secteur de profit est encore assé vaste dans l’île, le fait est juste qu’il y a encore beaucoup de choses qui ne sont pas à la hauteur de nos mentalités malagasy et peut créé un blocage pour tout busness s’y aréférant.

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  • holy 5 mars 2020 at 15 h 49 min

    Je crains que l’investissement dans le vin en gros ne soit pas très porteur. Boire du vin n’entre pas dans notre coutume sauf pendant les mariages. Pourquoi ne pas vous lancer dans la vente de pièces détachées pour ordis portables ou dans l’exportation de nos “fatana mitsisy’. Il paraît que les Vazahas en font des collections !

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  • Hélien Didi 22 juin 2020 at 11 h 49 min

    ETRE UN COLLECTEUR DE TOAKA GASY DANS LE FUTUR PROCHE SERA UN INVESTISSEMENT SUR

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    • holy 24 juin 2020 at 11 h 02 min

      Eh bien, à l’heure où l’on prône une nouvelle culture de consommation modérée de tabac et d’alcool à cause de leur nocivité pour la santé publique, je doute fort que votre brillant projet ne tombe à l’eau ! Quoi qu’il en soit, les députés ont déjà ratifié le projet de la loi sur la commercialisation de cette boisson à forte teneur d’alcool. Reste à savoir l’issue du projet de la loi sur l’octroi de nationalité Malagasy aux étrangers et les étrangers peuvent aussi investir dans l’immobilier chez nous !

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  • Billy 30 novembre 2020 at 15 h 37 min

    Bonjour.
    Merci pour cette analyse mais si ce n’est pas Mamy Ravatomanga qui vous a donné ses conseils ou si vous n’êtes pas dans le magasine Forbes, je n’y crois pas un mot.
    Bonne journée.

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    • holy 1 décembre 2020 at 9 h 08 min

      Je ne suis pas parano au point de penser que je dispose de bonnes connaissances en finance ou en quoi que ce soit. l’article est juste là pour inspirer ceux qui souhaitent investir. Sinon, plusieurs chemins mènent à Rome. La politique est également un raccourci emprunté par beaucoup pour bâtir un empire financier. Et je rappelle le titre de l’article : “comment devenir riche à Mada”, mais non pas comment devenir multi-biliardaire à Mada.

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  • Laurent Bottebelle 2 mai 2021 at 13 h 38 min

    Bonjour j’aimerai bien ouvrir une usine de textile a Madagascar et ensuit l’exporter vers d’autre pays tels que Europe . Mais le souci c’est j’ai pas de contact la bas pour pouvoir gérer l’usine et les employés dont j’aimerai recruiter la bas

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    • Fara Sahanina 1 juin 2021 at 7 h 23 min

      Quand on n’a pas de contact c’est mort. Les charlatans courent les rues. Il existe bien des gens intègres, mais ils ne sont pas nombreux. A mon avis, une descente sur terrain serait mieux. Vous pouvez constaté par vous même si le gérant en question est digne de confiance ou pas.

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    • Murielle 16 juin 2021 at 15 h 18 min

      Bonjour Mr Bottebelle, je travaille en ce moment meme dans une usine textile. Je connais presque toute les fonctionnement des industries textiles ici a Madagascar. Votre projet est totalement realisable. Je peux vous aider si vous avez besoin d`un coup de main. Meme pour le recrutement c`est possible. si vous etes interesse. Veuillez me contacter sur mon compte facebook Murielle dezzay ou sur mon adresse mail: murielle.rakotoarison@yahoo.com.

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  • Fara Sahanina 1 juin 2021 at 7 h 27 min

    Bravo pour l’artcile ! Un texte qui permet de conscientiser les malgaches sur la multiplicité des moyens d’enrichissement à Madagascar.

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  • Myoh issoufaly 5 juin 2021 at 6 h 55 min

    Merci bcp de faire ouvrir un peu la réalité chez nous !
    On n’a besoin juste des contacts alors ?

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    • holy 5 juin 2021 at 12 h 13 min

      Au fait, j’aimerais remarquer que lorsque vous décidez d’investir à Mada ou à Tana, la responsabilité pèse 100 % sur vos épaules. Si votre projet ou business n’aboutit pas, ce sera un manque de lucidité de mettre votre échec sur le compte de cet article !

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  • lanto 18 juin 2021 at 14 h 55 min

    c ‘est tres interessant tout ca

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