L’intelligence artificielle remplacera-t-elle le rédacteur de contenu ?

L’impact de l’intelligence artificielle sur la vie des hommes au cours des prochaines décennies a fait couler beaucoup d’encres sur la toile. Les nouvelles technologies font des pas de géant avec les nouveautés époustouflantes comme la télé-chirurgie à distance avec un robot chirurgien,  la suprématie quantique, les voitures autonomes (et bientôt les avions  et les bateaux de croisières XXL autonomes ?), les objets connectés, le futur réseau 5G pour ne citer qu’eux.  Beaucoup redoutent ainsi un bouleversement radical de leur environnement qui risque de se répercuter sur leur gagne-pain et sur leur survie !

En effet, selon les prédictions des chercheurs universitaires d’Oxford, plusieurs métiers seront automatisés et modernisés d’ici 10 ans ou plus, du moins dans les pays développés. Citons entre autres l’agriculteur, le chauffeur, le caissier, le serveur, le barman, le conseiller bancaire, l’ouvrier de l’industrie manufacturière… la liste est longue. Beaucoup d’emplois et de « foyers » seront ainsi au bord de l’effondrement.

Sans être une prophétesse de malheur mais en tant que rédactrice qui fait la veille technologique, je m’interroge aussi si mon métier connaîtra le même sort. Est-ce que l’intelligence artificielle remplacera-t-elle aussi le rédacteur de contenu ? Est-ce qu’il sera possible de dire au robot de rédaction de contenu de créer des contenus à succès dans cet avenir ou la science-fiction deviendra réalité ? Décryptage.

Ce que l’intelligence artificielle peut faire

 

Les amateurs de jeux vidéo sont les premiers à s’enthousiasmer sur l’expérience immersive d’un casque de réalité virtuelle, mais l’intelligence artificielle promet d’aller beaucoup plus loin. En effet, elle est capable d’intervenir dans le greffe de rein, la transplantation cardiaque mais aussi dans les rôles d’un médecin qui dispense de soins. De plus, elle vous facilite « agréablement » la vie car elle peut conduire une voiture toute seule jusque dans votre garage ou là ou vous voulez aller sans faire un accident.  

 

Les drones pro ne servent pas uniquement aussi à des prises de vue magnifiques. Ces gadgets donneront un coup de main fort utile dans le désherbage de la terre, la plantation et le transport des récoltes avec l’appui des tracteurs pulvérisateurs autonomes. Finie la main-d’œuvre humaine dans le domaine de l’agriculture ! Place à l’automatisme où les poids lourds de l’industrie agro-alimentaire vont embaucher divers robots agricoles,  des robots de tontes, robots des récoltes de fruit… pour maximiser le rendement !

 

Dans la vie au quotidien, Chez « Amazon Go » par exemple, les machines de l’intelligence artificielle ont déjà fait le premier pas en assurant  le service sans plus besoin d’interaction  de clients avec les caissiers et les vendeurs. Les chalands entrent dans le magasin, prennent ce dont ils ont besoin et sortent. L’achat est déduit automatiquement de leur carte de crédit. Idem pour les restaurants intelligents qui connaissent également un franc succès. Une petite manip sur votre iPad et hop la boisson arrive à votre table. Vous le savourez et vous quittez le resto aussi vite que vous y êtes rentré. Et pour couronner le tout, la sublime real doll « intelligente » en silicone qui peut assouvir les désirs les plus fous vous attend à la maison ( ?!), la bella vita en somme.

 

Mais le plus impressionnant avec la future prolifération de robots et des machines intelligentes, c’est dans le domaine d’usine de fabrication de voitures ou d’avions. En effet,  des logiciels pourront assurer prochainement tous les processus de fabrication, d’assemblage, de finition, de test qualité. Plus besoins d’embaucher des ouvriers, techniciens, agents de maintenance dans les pays en voie de développement qui assemblent et mettent au point le produit final. De même, beaucoup de gouvernements peuvent aussi réduire le nombre des soldats militaires qui défendent leur pays. Une opération à distance rondement mené et le drone fera l’offensive militaire sans porter atteinte à la vie du pilote de l’appareil.

 

L’intelligence artificielle peut donc intervenir sur plusieurs aspects de la vie humaine. De plus, elle peut lire, écrire, répondre à des questions (chatbots), comprendre les sons (assistants vocaux). Les robots intelligents ont aussi la capacité de parler, sentir, détecter la pathologie humaine avec l’haleine et se déplacer. Ils peuvent également recueillir les expressions du visage, jouer brillamment au poker, faire des recherches sur un sujet, créer une musique, des poèmes, des œuvres d’art…. Et la cerise sur le gâteau, ils sont capables de rédiger des descriptions de produits, des documents juridiques, des communiqués de presse, des romans… !

L’intelligence artificielle remplacera-t-elle ainsi le rédacteur de contenu ?

 

Si je devais anticiper l’avenir, je crois que les logiciels et robots programmés seront donc en mesure d’écrire des contenus de web, de dissertations à l’école, des mémoires, des e-books, tout ce que vous voulez….  Beaucoup de rédacteurs web et des ouvriers chez Bic vont alors rejoindre la liste des « chômeurs de masse de l’IA ». C’est fort probable mais reste à savoir si ces contenus vont susciter des émotions humaines, injecter des sympathies, convaincre et éveiller les intérêts des lecteurs. Est-ce qu’ils ont aussi le potentiel de causer des débats et d’engager des lecteurs ? Ce sont des impératifs pour convertir ces derniers en clients et pour continuer à pérenniser un business en ligne dans un avenir proche où la concurrence sera féroce.

 

Supposons en effet que les contenus automatisés vont pulluler sur un site web alors qu’ils n’atteignent pas le niveau requis pour se connecter avec les lecteurs. Dans ce cas, ils ne produiront pas les effets escomptés en termes de conversion de clients et de rendement. Les textes peuvent être approfondis, cohérents avec des données correctes,  mais s’ils manquent de style, le travail des logiciels intelligents ne va pas marquer les lecteurs. L’efficacité des rédacteurs robots a donc ses limites quand il s’agit de créer des contenus nécessitant un niveau d’empathie vers le public cible.

 

A mon humble avis, les rédacteurs experts sont toujours alors incontournables dans un créneau où il est nécessaire de produire des contenus créatifs, originaux, persuasifs, engageants et de haute qualité.

 

Cependant, je ne nie pas que les outils alimentés par l’intelligence artificielle sont largement utilisés par les spécialistes en marketing de contenu. En effet, ils les aident à produire un contenu bien optimisé pour la recherche ou un article qui tient compte de l’intention de l’utilisateur. Ils se montrent également efficaces dans la recherche des mots-clés et des idées lorsque ces spécialistes sont victimes du syndrome de la page blanche. Ils sont aussi très sollicités dans la vérification des orthographes, des erreurs de syntaxe et de contenu plagiés. Ce sont justes quelques exemples des compétences des machines alimentées par l’IA.

Mais il y a bien des entreprises qui font du content spinning ?

 

La pratique du « content spinning » tout comme les autres astuces de « black hat seo » dérangent Google. C’est la raison pour laquelle il adopte une position plutôt hostile envers les sites qui brouillent les pistes de la recherche web avec ce type de programme. Rappelons que cette astuce consiste à rédiger un article puis à le réécrire plusieurs fois avec un logiciel de « content spinning » afin d’en créer des nombreuses versions du même article. La rédaction des articles est évidemment sous-traitée à une société offshore pour alléger le coût. L’idée est de soumettre ensuite ces textes spinés à d’autres sites web afin qu’on puisse obtenir un lien pointant vers un site. 

 

Ce sont les spécialistes SEO à bas prix qui peuvent pratiquer cette technique SEO. Ils annoncent qu’ils peuvent obtenir des liens pertinents pour un site web. Ces liens viennent des blogs dans le même  secteur d’activité que le site dans lequel ils interviennent. Grâce à ces liens, le site en question peut grimper dans les résultats de moteurs de recherche. Toutefois, cet exploit ne dure que pendant un temps limité car le Shérif du web ne manquera pas de remarquer que même si les articles ne sont pas dupliqués, certaines phrases ne sont pas facilement lisibles. Et les liens ne sont pas non plus naturels. Cependant, ne soyons pas trop catégoriques, il pourrait exister des exceptions car certains textes « automatisés » de qualité suffisante pourraient se hisser dans la première page de Google sur le long terme.

 

Au fait, le contenu « spinné » et celui écrit par le robot de l’intelligence artificielle pourraient présenter le même avantage pour le propriétaire d’un site web : leur coût abordable. Quant à leur pertinence pour le SEO, je ne suis pas la mieux placée pour trancher sur ce sujet. Mais ce que j’ai pu remarquer, c’est que le Géant de la recherche web met en avant le contenu éditorial dont il juge pertinent même si le netlinking du site est peu optimisé. C’est dû au fait que ses algorithmes de classement tiennent compte de plusieurs variables comme le temps passé par l’utilisateur sur le site, la conception du site (mobile-friendly), l’exclusivité et la qualité du contenu, l’âge du domaine, le trafic en plus de la densité de mots-clés et des liens. Et ces paramètres ne sont pas exhaustifs.

 

Pour conclure, nous ne sommes pas encore à l’âge de l’intelligence artificielle où beaucoup de métiers seront remplacés par les robots intelligents. Mais wait and see, que nous serons encore préservés d’autres pandémies et catastrophes naturelles pour être les témoins de toutes ces innovations technologiques ahurissantes !

1 Comment

  • Aymeric Inpong 24 mai 2021 at 19 h 26 min

    “Article très pertinent sur les logiciels et robots programmés qui seront capables d’écrire des contenus de web dans l’avenir! Aymeric Inpong”

    Reply

Répondre à Aymeric Inpong Cancel Reply